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Le dilemme de l’insémination




Je ne sais pas ce que vous inspire l’insémination mais elle ne vous laisse sans doute pas indifférent. Tantôt intolérable, tantôt fascinante, indispensable et inutile. Je l’aime autant que je la déteste. Je pratique rarement, mais quand je m’y colle, je plonge béatement dans la pratique, le temps s’arrête.


En Suisse Romande, nous avons le privilège de bénéficier de stations de fécondation protégées, fréquentées par de très bons mâles. La fécondation naturelle permet la mise en œuvre du processus de sélection au sein des congrégations de mâles. Ce n’est pas le cas avec l’insémination où les mâles sont utilisés de façon aléatoire et systématique.


D’autres avantages de la fécondation naturelle peuvent être cités:

  • santé de la reine, longévité, acceptation

  • Bien être des reines et des mâles

  • Accessibilité technique, taux de réussite

  • Vision collective, communautaire.


Et pourtant, la fécondation artificielle apparaît comme la panacée dans le contexte de la sélection. Plus sûre, pratiquée par les spécialistes, elle semble impérative à un travail de sélection sérieux.

C’est aussi un challenge technique stimulant, un défi réservé aux apiculteurs expérimentés et compétents.


En ce qui me concerne, j’ai appris à inséminer sans le vouloir. J’ai toujours été hostile à la pratique mais je me suis retrouvée embarquée dans une formation un peu malgré moi en 2018. Pourtant, j’ai étudié studieusement et pratiqué avec acharnement pour maîtriser certains gestes. Mes objections s’évanouissent les jours d’insémination. Ma curiosité et ma soif de connaissances sont charmées par cette activité.


2024 m’a laissé beaucoup de temps pour me pencher sur mon Schley. Pluie battante, vague à l’âme, un thé et les inséminations s’enchaînent, sans autre objectif que l’amélioration de ma technique. On verra où cela me mène.

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